vendredi 16 octobre 2015

11 Octobre derniére journée et fin de parcours.



Dimanche 11 octobre

Vingt-septiéme et derniére étape …
par Antoine 

Il est 6 heures. Les gens s'éveillent. Contrairement à la chanson de Jacques Dutronc, ils ont encore sommeil. Tentes pliées, rangées, déjà sept heures pour le petit déjeuner. Air glacé : température de sept degrés. Les doigts se réchauffent autour des bols de café.
Vers l'ouest, les sommets se dorent quand les vélos démarrent. Féerie d'ombres et de lumières dans la vallée de la Maurienne.  Pas de vent contraire. La descente est un régal pour les bicyclistes jusqu'à St Jean. Gérard et Guy, roulent avec nous.
Chacun, chacune  se réchauffe comme il peut !
 
Après la traversée de la rivière, retour des bosses, près de 300 mètres de dénivelé.  A Saint Georges, il y a foule. C'est la fête du cidre. Nos tandems reçoivent plein d'encouragements.  Ils en ont besoin. Il y a de la fatigue dans l'air.  Enfin, ça redescend  sur Aiguebelle.  Ravitaillement attendu, bienvenu avant la fin de l'ultime étape. 
 
Pour pimenter un peu le parcours, petit erreur. Un rab de 6 km, aller et retour compris. A 5 km du but, tous les vélos se regroupent pour arriver en peloton compact à Albertville. Dernière côte de concours, très pentue.
 
32 jours et 3138 kilometres separent le depart et le retour à Alberville .
Le déjeuner nous attend sur le parking, juste en dessous de la petite ville médiévale où nous dormirons dans les mêmes lits que nous avions occupés juste avant le départ.
Après le repas, chacun exprime son ressenti pour établir le bilan de notre incroyable aventure de plus d'un mois. Un sacré défi
- organisationnel
- sportif
- humain
- financier
- mécanique
- ..., ..., ...
 
un immense défi de courage, de volonté, de solidarité, d'entraide qui a permis à des aveugles et des malvoyants de vivre quelque chose d'extraordinaire grâce à la compétence, la disponibilité, le dévouement de chaque instant des personnes qui ont piloté les vélos, conduit les véhicules d'accompagnement, et qui ont eu le souci des achats et de la préparation de la nourriture pour les ravitaillements et les repas. Et Dieu sait si c'était important d'alimenter les corps en énergie suffisante, tant la dépense quotidienne était grande.  BRAVO à notre cuistaud Roger.
- Enfin, défi très important, ramener tout le monde sain et sauf. C'est fait !
Si l'on songe à l'ensemble de tous les défis énumérés, on peut dire que notre projet était fou, complètement fou aux yeux des autres. Mais pour nous, les participants, cette folie fut un moment de vie hors du commun dont chacun ressort grandi.
Oh ! Il y a bien eu des instants de tension dans le microcosme que nous formions. Vivre ensemble 24h sur 24 pendant plus d'un mois, c'était inévitable.  Mais à chaque fois, tout s'est calmé très rapidement.  C'est mon sentiment profond. Et s'il y a eu incompatibilité quelque part, j'en laisse la responsabilité à la personne concernée. Bilan final, globalement  très positif.
Pour ma part je reprendrai les paroles d'une chanson de Mannik et Jo Akepsimas.
ça commence comme la Musique, avec un M
ça scintille comme une Etoile avec un E
ça dessine un chemin de Rêve avec un R
Sous les ailes d'une Caresse avec un C
Dans la bouche d'une guitare, prenez un I
C'est un mot qui soudain se chante et qui vous dit

M E R C I


Ambiance chaleureuse au dîner de clôture dans un restaurant qui jouxte notre gîte pour la dernière nuit.  ça respire le bien-être. Bonheur d'avoir réussi un sacré pari !  Evocation d'anecdotes, éclats de rire. Il y en aura à raconter de retour chez soi.
On garde les émotions très fortes pour le moment de se dire au-revoir, demain matin. 
 
 
Antoine


Adriatique défi tandem 2015

Un challenge extraordinaire,
Dans des décors presque lunaires.
Franchir de mythiques sommets,
Grâce à la force des mollets.

L'étape couchée sur papier
N'est jamais projet validé.
Chaque jour, il faut inventer
Au gré des routes empruntées,

S'adapter aux impondérables
Aux divers caprices du ciel,
Aux conditions épouvantables
Aux ardeurs folles du soleil.

Le groupe est une formation
Qui évolue au long du jour.
Faut accueillir les émotions
Exprimées pendant le parcours.

Fatigue, sourires, grimaces
Tour à tour animent les faces.
Ce matin quelqu'un s'est levé
Sortant le pied gauche en premier.

Tant pis s'il montre un air maussade
Un autre est franche rigolade.
Pied droit, pied gauche, peu importe
Tant que le sourire l'emporte.

Si demain, ressemblait à hier
On tomberait dans la routine
D'un déjà vu qui ratatine.
L'inattendu, c'est du super.

Des paysages fabuleux
Ont soudain ébloui les yeux
De nos pilotes étonnés
Qui nous en ont dit la beauté.

Et tout à coup, sur le chemin,
Au-delà des regards éteints
Brillent des feux de diamants
Encore bien plus éclatants
Que la prunelle écarquillée
Des bons yeux qui nous sont prêtés.

Partager plein de moments "trop",
Trop froids sous la pluie et le vent,
Trop chauds sous des rayons brûlants
Trop de sueur dans les montées
Trop d'adrénaline en descente
Trop drôles dans les moments chauds.

A la fin de la randonnée
La douche au massage agréable
Détendra les corps fatigués
Avant la lessive immanquable.

La fraîcheur d'une bonne bière
Après l'étape et ses poussières,
Les épisodes partagés
Dans un langage coloré
Mettent en valeur notre journée.
Les surprises, les fausses notes
Cisèlent mieux les anecdotes.

Quand tu es de retour chez toi
Tu rayonnes du trop de joie
De celui qui a réussi
Un nouveau défi dans sa vie.

Tu en reviens, un peu changé.
De la distance, tu as pris,
Du bon, de la hauteur aussi.
Tu as plus de philosophie
Ton énergie renouvelée
T'offre un quotidien "relooké".

Antoine (octobre 2015)


Le blog n’est pas complétement terminé …il nous reste encore à y mettre 

quelques diverses informations et surtout à remercier tous ceux qui nous ont aidés à réaliser cette formidable aventure .
à bientôt  les webmaster Philippe et Patrick















mercredi 14 octobre 2015

Journée du 10 octobre
Vingt sixième étape
Par : Didier, Dominique

 Titre : Le Galibier















Nous quittons notre refuge de Clavière à 1700 M avec une température de 4° pour la dernière étape difficile du périple. Quelques coups de pédales nous font franchir le col de Montgenèvre ainsi que la frontière Française.
Descente rapide et fraiche sur BRIANCON 
 
rencontre avec un couple de cyclotouristes qui rentrent 
d'un periple de 6 mois qui les a mené en Turquie , dans les iles Grecques , Chypre ....
une petite balade de 7000 km, la dame est agée de 70 ans ...
 
puis montée progressive des 24 KM du col du Lautaret. Tous les tandems sont en lisse et chacun réussit cette première épreuve.
Déjeuner au 2058 M de ce col où le soleil nous permet de ne pas être frigorifiés malgré l’altitude.
La montée des 8 KM du Galibier est entamée juste après le café et chacun mettra un point d’honneur à atteindre les 2645 M du col avec une séance photo au sommet.
 



La longue descente glacée de 17 KM en lacets nous mènera à Valloire juste avant de franchir les 5 KM du col du télégraphe. 

Puis de nouveau descente de 12 KM vers ST Michel de Maurienne où nous rejoignons notre camping pour une nuit fraiche à 700 M d’altitude.

dernière séance de mécanique nocturne sur le tandem à Martine pour 1 changement de plaquette de freins 
Poème du jour :
Flâner le long de l'eau
La Singine glisse en silence
Entre les berges, d'où s'élancent
Les branches des chênes des druides
Qui penchent sur l'onde intrépide.

L'eau se la coule douce.
Elle divague, fluide, sans mousse.
Deux saules font un brin de cour
Aux flots qui roulent sans retour.

Un vent qui vient d'on ne sait où
Joue avec les feuilles des houx.
La mésange jamais lassée
Se rit des geais aux cris froissés.

Sous le feuillage bienveillant
L'ombre se trouait de soleil
Et les perles de la rosée
S'irisaient en gouttes de miel.

Soudain, l'eau franchit un palier.
Elle a fini de susurrer.
Elle accélère ses glouglous
Qui chahutent dans les remous.

Des nuages blanchis d'écume
S'envolent sur les pierres brunes,
Quand l'eau limon, de pluie gonflée,
Culbute dans un escalier.

Un château sévère et hautain
Du haut de ses grands murs de pierre
F
château de Laupen
igé, surveille les rivières
Qui se rejoignent un peu plus loin.



Au confluent de la Sarine,
Qui déplace un débit plus grand,
Pas facile pour la Singine,
De marier son flux au courant.

Après de longues fiançailles
Les deux rivières s'encanaillent.
Unies sur leur banc de gravier,
Elles filent vers leur destinée.

Entre deux parois de falaises,
Un sentier suit les flots nouveaux.
Les arbres dans la terre glaise
S'alignent comme des poteaux.

Troncs drapés du gris des lichens
Sentiers fourrés de feuilles mortes
Déjà, leurs ors deviennent crème
Avant qu'un vent ne les emporte.



Antoine (25 septembre 2013)

divaguer signifie ici : se déplacer en suivant le lit d'un cours d'eau.
l'eau limon : l'eau qui charrie du sable.


Journée du 9 Octobre 2015
Par Chantal, Martine, Antoine, René et Patrick

Réveil arrosé.
 
Cette nuit l’orage a grondé au loin. Les éclairs ont illuminés les tentes des campeurs que la pluie a copieusement saucées. Petits déjeuners pris sous la grande tente.
Il ne pleut plus quand les vélos prennent la route. La principale difficulté de la journée sera la longue, très longue montée vers Sestrière pour franchir le col qui descendra vers Clavière.
Pendant que leurs camarades pédalent, l’équipe de la camionnette trouve chez un vélociste tout ce qui était nécessaire à l’entretien et à la réparation des vélos atteints dans leur santé mécanique. Le défi 2015 affiché en grand sur les parois de la camionnette est photographié par le mécanicien qui veut publier notre rencontre sur facebook.
Pour les paysages et les sites traversés, voir les photos ci-dessous.
Au moment du repas à 12H30, on se fait expulser d’une place privée par les vociférations d’une dame âgée, d’abord en italien puis en français.
  Changement de cassette pour le tandem à Daniel
  

On traverse la route et on s’installe devant la mairie du village. Malgré les rayons du soleil il ne fait pas chaud pour manger les excellentes lentilles et les tranches de viande prévues au menu. La salade de fruits, en dessert c’est super !
La montée restante compte encore une vingtaine de kilomètres, ça pèse dans les jambes.
Au sommet du col, il fait froid : 7 degrés. 
Arrivée à Sestriére ...la photo est trouble , cela est dû à la condensation
...l'appareil photo était dans mon maillot ...et la chaleur était intense ...

 

Un chocolat chaud au bistrot : un vrai bonheur.
Descente sur Clavière. Surprise ! il faut remonter une forte pente pour atteindre le refuge.
L’accueil est chaleureux. 

 
 
 

 

 
 
La douche brûlante retape les corps les plus refroidis.
Le repas du soir retape les estomacs affamés par les efforts de la journée.
Chacun va prendre du repos de bonne heure.
L’étape de samedi, l’ascension du col du Galibier demandera le goût de l’effort et beaucoup de volonté.
Il n’y a plus qu’à espérer que la météo ……

Poème du jour :
raquettes aux pieds

Ce matin-là, dans le Jura
Sans conviction, un fin grésil
Entre les branches se faufile
Avant d'y mettre le holà.

Sur un sentier qui se tortille
Sous les sapins et les ramilles.
La trace à suivre était parfaite
Pour les promeneurs à raquettes.

Les arbres chaudement serrés,
Dans leur compact manteau de neige
S'alignaient en un long cortège
De bénédictins statufiés.

Mains jointes, les suivaient encore
Les bras serrés le long du corps,
Les plus petits du noviciat,
Aussi sérieux que des prélats.
Les buissons blottis, endormis.
Figés par le froid de la nuit
Arrondissaient leur dos blanchi
Près des troncs coiffés d'un bonnet
Abandonné dans sa tournée
Par un père Noël distrait.
Des lapins blancs, des kangourous
Quelques girafes à long cou,
Des condors et des urubus
Même un gypaète barbu
Veillaient sur notre randonnée
Dans l'épais silence glacé,

La neige a soudain voltigé
En gros papillons ouatés
Jusque sur notre bout du nez
Pour faire rêver et voyager.

Sur ce décor de trolls, des elfes et des nains,
Avec Hugin, Munin, les deux corbeaux d'Odin,
Le fabuleux Sleipnir, son cheval à huit pattes.
Ratatosk, l'écureuil, un sacré acrobate,
Bondissait à travers les fourrés fantastiques
Au pays de Pierrot, de sa pâleur magique.

Antoine ( 3 janvier 2013)




























Bonjour à tous nos fideles lecteurs ...
L'aventure s'est terminée le 11 Octobre à Alberville ...
Du côté du blog ...
faute de connexion internet et de temps nous n'avions pas pu vous 
envoyer les journées du 08 ; du 09 ; du 10 et du 11; 
Vous trouverez celles-ci à partir d'aujourd'hui
à bientôt !
Philippe et Patrick 


Journée du 8 octobre 2015
Vingt sixième étape
Par : Didier, Dominique
Titre : Les 3 taupinières
Après un excellent petit déjeuner à l’hostellerie vinicole qui nous avait hébergés pour la nuit,
 


 
    
   





 nous repartons par de petites routes, poursuivis une fois de plus par 5 chiens sortants d’une ferme, nous traversons un paysage de peupleraies et de noisetiers qui nous emmène vers la première « taupinière »  (bosse de 5 KM surgie de nulle part) suivie d’une seconde qui nous laisse peu de répit.

  

Déjeuner sur le bord de la route à l’entrée d’ALBA 
 


où 2 tandems, missionnés pour la recherche d’un point WIFI partent en éclaireurs avec un ordinateur sur le porte bagage. Manque de chance, les tentatives de connections dans des lieux différents se révèlent infructueuses. 
 
Une troisième taupinière se présente très vite à nous suivie de longs faux plats 
descendants qui permettent à certains de maintenir une moyenne de 42 KMH sur plusieurs KM.
Nous nous dirigeons vers le camping sauvage que la voiture exploratrice nous a déniché près de Casalgrasso, dans un champ de luzerne fauché, près d’une exploitation agricole. Le cultivateur inquiet viendra bien vite aux nouvelles pour ensuite nous donner sa bénédiction.
 
  
   
C’est sous une température assez frisquette que nous entamons l’apéro offert par ROGER pour son anniversaire : Marsala et Lemoncello ; l’ambiance se réchauffe alors rapidement.

 
  
  
Poème du jour :
Fin de semaine

"Les faillites aiment les fins de semaine
et la vie est pleine de dimanches" (Jean-Paul Dubois)
Un printemps, vieux de six semaines
Fait risette en ce mois de mai,
Colporte plein de turlutaines,
Fleurit les arbres et les prés.
Tout paraît simple. Le soleil luit
Dieu que c'est bon la vie !

Il suffira d'un imprévu
Pour que le toit du ciel s'écroule.
Bientôt les phrases s'abattront
En pluie de mots déjà connue.
Et quand le bagout se déroule
Il distille un malin poison.

Tout à coup le ciel devient gris.
L'hiver est loin d'être fini.
Comment résoudre des problèmes
Quand se brise la porcelaine
D'un cœur qui traîne en long ses peines ?
Est-il dans la boîte à outil
De quoi recoller les débris
Pour affirmer que tout est dit ?

Antoine (11 mai 2012)
le bagout : de l'ancien français bagouler, parler à tort
et à travers.
Familièrement : grande facilité de parler.
turlutaine(s) : ici, propos qui reviennent sans cesse.
la turlutaine (autres sens) : manie, marotte, tic, toquade, travers.






















Journée du 8 octobre 2015                 
Vingt sixième étape

Par : Didier, Dominique

Titre : Les 3 taupinières
Après un excellent petit déjeuner à l’hostellerie vinicole qui nous avait hébergés pour la nuit, nous repartons par de petites routes, poursuivis une fois de plus par 5 chiens sortants d’une ferme, nous traversons un paysage de peupleraies et de noisetiers qui nous emmène vers la première « taupinière »  (bosse de 5 KM surgie de nulle part) suivie d’une seconde qui nous laisse peu de répit.
Déjeuner sur le bord de la route à l’entrée d’ALBA où 2 tandems, missionnés pour la recherche d’un point WIFI partent en éclaireurs avec un ordinateur sur le porte bagage. Manque de chance, les tentatives de connections dans des lieux différents se révèlent infructueuses.
Une troisième taupinière se présente très vite à nous suivie de longs faux plats descendants qui permettent à certains de maintenir une moyenne de 42 KMH sur plusieurs KM.
Nous nous dirigeons vers le camping sauvage que la voiture exploratrice nous a déniché près de Casalgrasso, dans un champ de luzerne fauché, près d’une exploitation agricole. Le cultivateur inquiet viendra bien vite aux nouvelles pour ensuite nous donner sa bénédiction.
C’est sous une température assez frisquette que nous entamons l’apéro offert par ROGER pour son anniversaire : Marsala et Lemoncello ; l’ambiance se réchauffe alors rapidement.

Poème du jour :
Fin de semaine

"Les faillites aiment les fins de semaine
et la vie est pleine de dimanches" (Jean-Paul Dubois)
Un printemps, vieux de six semaines
Fait risette en ce mois de mai,
Colporte plein de turlutaines,
Fleurit les arbres et les prés.
Tout paraît simple. Le soleil luit
Dieu que c'est bon la vie !

Il suffira d'un imprévu
Pour que le toit du ciel s'écroule.
Bientôt les phrases s'abattront
En pluie de mots déjà connue.
Et quand le bagout se déroule
Il distille un malin poison.

Tout à coup le ciel devient gris.
L'hiver est loin d'être fini.
Comment résoudre des problèmes
Quand se brise la porcelaine
D'un cœur qui traîne en long ses peines ?
Est-il dans la boîte à outil
De quoi recoller les débris
Pour affirmer que tout est dit ?

Antoine (11 mai 2012)
le bagout : de l'ancien français bagouler, parler à tort
et à travers.
Familièrement : grande facilité de parler.
turlutaine(s) : ici, propos qui reviennent sans cesse.
la turlutaine (autres sens) : manie, marotte, tic, toquade, travers.