mercredi 14 octobre 2015
dimanche 11 octobre 2015
Journée
du 8 octobre 2015
Vingt
sixième étape
Par :
Didier, Dominique
Titre :
Les 3 taupinières
Après
un excellent petit déjeuner à l’hostellerie vinicole qui nous
avait hébergés pour la nuit, nous repartons par de petites routes,
poursuivis une fois de plus par 5 chiens sortants d’une ferme, nous
traversons un paysage de peupleraies et de noisetiers qui nous emmène
vers la première « taupinière » (bosse de 5 KM
surgie de nulle part) suivie d’une seconde qui nous laisse peu de
répit.
Déjeuner
sur le bord de la route à l’entrée d’ALBA où 2 tandems,
missionnés pour la recherche d’un point WIFI partent en éclaireurs
avec un ordinateur sur le porte bagage. Manque de chance, les
tentatives de connections dans des lieux différents se révèlent
infructueuses.
Une
troisième taupinière se présente très vite à nous suivie de
longs faux plats descendants qui permettent à certains de maintenir
une moyenne de 42 KMH sur plusieurs KM.
Nous
nous dirigeons vers le camping sauvage que la voiture exploratrice
nous a déniché près de Casalgrasso, dans un champ de luzerne
fauché, près d’une exploitation agricole. Le cultivateur inquiet
viendra bien vite aux nouvelles pour ensuite nous donner sa
bénédiction.
C’est
sous une température assez frisquette que nous entamons l’apéro
offert par ROGER pour son anniversaire : Marsala et Lemoncello ;
l’ambiance se réchauffe alors rapidement.
Poème
du jour :
Fin de
semaine
"Les
faillites aiment les fins de semaine
et
la vie est pleine de dimanches"
(Jean-Paul
Dubois)
Un
printemps, vieux de six semaines
Fait
risette en ce mois de mai,
Colporte
plein de turlutaines,
Fleurit
les arbres et les prés.
Tout
paraît simple. Le soleil luit
Dieu
que c'est bon la vie !
Il
suffira d'un imprévu
Pour
que le toit du ciel s'écroule.
Bientôt
les phrases s'abattront
En
pluie de mots déjà connue.
Et
quand le bagout se déroule
Il
distille un malin poison.
Tout
à coup le ciel devient gris.
L'hiver
est loin d'être fini.
Comment
résoudre des problèmes
Quand
se brise la porcelaine
D'un
cœur qui traîne en long ses peines ?
Est-il
dans la boîte à outil
De
quoi recoller les débris
Pour
affirmer que tout est dit ?
Antoine
(11 mai 2012)
le
bagout : de l'ancien français bagouler, parler à tort
et
à travers.
Familièrement
: grande facilité de parler.
turlutaine(s)
: ici, propos qui reviennent sans cesse.
la
turlutaine (autres sens) : manie, marotte, tic, toquade, travers.
Journée du 8 octobre
Vingt sixième étape
Par : Didier, Dominique
Titre : Les 3 taupinières
Après un excellent petit déjeuner à l’hostellerie vinicole qui nous avait hébergés pour la nuit, nous repartons par de petites routes, poursuivis une fois de plus par 5 chiens sortants d’une ferme, nous traversons un paysage de peupleraies et de noisetiers qui nous emmène vers la première « taupinière » (bosse de 5 KM surgie de nulle part) suivie d’une seconde qui nous laisse peu de répit.
Déjeuner sur le bord de la route à l’entrée d’ALBA où 2 tandems, missionnés pour la recherche d’un point WIFI partent en éclaireurs avec un ordinateur sur le porte bagage. Manque de chance, les tentatives de connections dans des lieux différents se révèlent infructueuses.
Une troisième taupinière se présente très vite à nous suivie de longs faux plats descendants qui permettent à certains de maintenir une moyenne de 42 KMH sur plusieurs KM.
Nous nous dirigeons vers le camping sauvage que la voiture exploratrice nous a déniché près de Casalgrasso, dans un champ de luzerne fauché, près d’une exploitation agricole. Le cultivateur inquiet viendra bien vite aux nouvelles pour ensuite nous donner sa bénédiction.
C’est sous une température assez frisquette que nous entamons l’apéro offert par ROGER pour son anniversaire : Marsala et Lemoncello ; l’ambiance se réchauffe alors rapidement.
Poème du jour :
Fin de semaine
"Les faillites aiment les fins de semaine
et la vie est pleine de dimanches"
(Jean-Paul Dubois)
Un printemps, vieux de six semaines
Fait risette en ce mois de mai,
Colporte plein de turlutaines,
Fleurit les arbres et les prés.
Tout paraît simple. Le soleil luit
Dieu que c'est bon la vie !
Il suffira d'un imprévu
Pour que le toit du ciel s'écroule.
Bientôt les phrases s'abattront
En pluie de mots déjà connue.
Et quand le bagout se déroule
Il distille un malin poison.
Tout à coup le ciel devient gris.
L'hiver est loin d'être fini.
Comment résoudre des problèmes
Quand se brise la porcelaine
D'un cœur qui traîne en long ses peines ?
Est-il dans la boîte à outil
De quoi recoller les débris
Pour affirmer que tout est dit ?
Antoine (11 mai 2012)
le bagout : de l'ancien français bagouler, parler à tort
et à travers.
Familièrement : grande facilité de parler.
turlutaine(s) : ici, propos qui reviennent sans cesse.
la turlutaine (autres sens) : manie, marotte, tic, toquade, travers.
Journée
du 8 octobre
Vingt
sixième étape
Par :
Didier, Dominique
Titre :
Les 3 taupinières
Après
un excellent petit déjeuner à l’hostellerie vinicole qui nous
avait hébergés pour la nuit, nous repartons par de petites routes,
poursuivis une fois de plus par 5 chiens sortants d’une ferme, nous
traversons un paysage de peupleraies et de noisetiers qui nous emmène
vers la première « taupinière » (bosse de 5 KM
surgie de nulle part) suivie d’une seconde qui nous laisse peu de
répit.
Déjeuner
sur le bord de la route à l’entrée d’ALBA où 2 tandems,
missionnés pour la recherche d’un point WIFI partent en éclaireurs
avec un ordinateur sur le porte bagage. Manque de chance, les
tentatives de connections dans des lieux différents se révèlent
infructueuses.
Une
troisième taupinière se présente très vite à nous suivie de
longs faux plats descendants qui permettent à certains de maintenir
une moyenne de 42 KMH sur plusieurs KM.
Nous
nous dirigeons vers le camping sauvage que la voiture exploratrice
nous a déniché près de Casalgrasso, dans un champ de luzerne
fauché, près d’une exploitation agricole. Le cultivateur inquiet
viendra bien vite aux nouvelles pour ensuite nous donner sa
bénédiction.
C’est
sous une température assez frisquette que nous entamons l’apéro
offert par ROGER pour son anniversaire : Marsala et Lemoncello ;
l’ambiance se réchauffe alors rapidement.
Poème
du jour :
Fin de
semaine
"Les
faillites aiment les fins de semaine
et
la vie est pleine de dimanches"
(Jean-Paul
Dubois)
Un
printemps, vieux de six semaines
Fait
risette en ce mois de mai,
Colporte
plein de turlutaines,
Fleurit
les arbres et les prés.
Tout
paraît simple. Le soleil luit
Dieu
que c'est bon la vie !
Il
suffira d'un imprévu
Pour
que le toit du ciel s'écroule.
Bientôt
les phrases s'abattront
En
pluie de mots déjà connue.
Et
quand le bagout se déroule
Il
distille un malin poison.
Tout
à coup le ciel devient gris.
L'hiver
est loin d'être fini.
Comment
résoudre des problèmes
Quand
se brise la porcelaine
D'un
cœur qui traîne en long ses peines ?
Est-il
dans la boîte à outil
De
quoi recoller les débris
Pour
affirmer que tout est dit ?
Antoine
(11 mai 2012)
le
bagout : de l'ancien français bagouler, parler à tort
et
à travers.
Familièrement
: grande facilité de parler.
turlutaine(s)
: ici, propos qui reviennent sans cesse.
la
turlutaine (autres sens) : manie, marotte, tic, toquade, travers.
Journée
du 7 Octobre 2015-10-10



Comme
une grande vouge
Un rond de soleil rouge
Sorti de sa tanière,
D'un antre de la terre,
Découpe les nuées
Encore toutes joufflues
Tout de talc saupoudrées,
Qui bientôt se diluent.
Par
Chantal, Martine, Antoine, René et Patrick
A
la poursuite du temps.
Nous
sommes toujours à poursuivre le temps qu’on ne rattrape jamais.
C’est une course contre la montre.
- Dans les cotes on se dépêche pour éviter de perdre du temps.
- Sur les replats on avance pour gagner du temps.
- En descente, on freine un peu pour éviter de perdre du temps sur un incident.
Et
pourtant, on est constamment à la recherche du temps perdu. Mais où
donc est passé tout se temps ?
En
cherchant bien, on peut trouver des explications
- Des hauteurs de selles à régler en fonction du pilote ou du co-pilote du tandem, ça change souvent
- Des plaquettes de freins à changer en fonction de l’usure
- Un bidon oublié à remplir
- Une paire de pédales à changer en fonction des chaussures portées
- Des arrêts plus ou moins fréquents pour vérifier que l’itinéraire empreinté est le bon.
Pas
question d’ajouter une dizaine de kilomètres de plus ! les
étapes sont déjà longues.
- Les arrêts pour les besoins urgents
- Les arrêts photos
- Les arrêts sans motifs précis
- Et tant d’autres occasions qu’ils seraient trop long d’expliquer.



Le
mercredi commence bien. Les pédaleurs avancent sur la route.
Descente, plat, faux plat, descente. Mais après les ruelles en
labyrinthe d’un petit village, passage sur un petit de pierre, près
d’un gué. La grimpée qui s’enchaine est rude de chez rude. La
pente de 18 % avant de s’assagir pour suivre le cour idyllique
d’une petite rivière. Ca ne dure pas. Les montées s’enchainent
aussi exigeantes les unes que les autres entre les châtaigniers. Et
ça n’en fini pas. Paysages superbes de vallées et de villages
élevés avec leur église et leur campanile. Les bosses
s’égrainent : synclinal et anticlinal.
















Exceptionnellement
aujourd’hui le peloton n’a pas de retard ! super !
Petite
surprise à l’arrivée il n’y a plus de camping depuis deux ans.
On pouvait attendre longtemps la confirmation de réservation et pour
cause.
Pas
de soucis ! nous trouvons un hébergement dans un agrocamping à
moins de trois kilomètres. Le cadre est somptueux au milieu des
vignes. Les chambres font bourgeois campagnards.. Et plaisir
inattendu : dormir dans un bon lit. Bonne nuit !
Poème
du jour :
Nuit
blanche
(Pour toi qui ne
dors pas)
La
nuit n'a pas donné
Le
repos espéré,
Et
quand vient l'aube blême
Pour
avaler la lune
Les
étoiles s'éteignent
Dans
le ciel, une à une.
Un rond de soleil rouge
Sorti de sa tanière,
D'un antre de la terre,
Découpe les nuées
Encore toutes joufflues
Tout de talc saupoudrées,
Qui bientôt se diluent.
S'il
pouvait "simplement"
En
devenir de même
Pour
les nombreux problèmes
Qui
perturbent l'esprit,
Combattent
le sommeil
En
distillant leur fiel
Pendant
de longues nuits
Où
l'on attend l'éclat
D'un
jour qui ne vient pas,
Dieu
! quel apaisement.
Antoine
(11 avril 2012)
Une
vouge est une arme faite d'une lame tranchante et symétrique,
emmanchée au bout d'une longue hampe.
C'est
également un croissant (une serpe) pour émonder les arbres.
vendredi 9 octobre 2015
Journée
du 6 octobre


Vingt
quatrième étape
Par :
Didier, Dominique
Réveil
et petit déjeuner sous la pluie abrités sous les banes d’un
magasin ;

pluie qui nous accompagnera jusqu’à midi.

pluie qui nous accompagnera jusqu’à midi.
La
matinée sera surtout occupée par la sévère montée au paso
di Bracco qui culmine à 615 m après une dizaine de KM
d’efforts. Nous ne nous attardons pas au sommet en raison de
la pluie et du vent et entamons illico presto la descente vers la mer
que nous longerons en début d’après midi.

une curiosité rencontré sur notre route ce jour là

une curiosité rencontré sur notre route ce jour là


Pique
nique à l’abri du auvent d’un supermarché

avant la longue remontée vers de petites montagnes. Le temps passe et la nuit tombée chaque tandem doit allumer ses feux de position pour continuer sur cette petite route quasiment déserte

avant la longue remontée vers de petites montagnes. Le temps passe et la nuit tombée chaque tandem doit allumer ses feux de position pour continuer sur cette petite route quasiment déserte
Le
camion devra venir récupérer les tandems en haut du col pour les 10
derniers KM jusqu’au petit hôtel de Montoggio, accueillis par de
sympathiques aubergistes qui vont nous concocter un succulent repas
vers 22H.
Poème
du jour :
(pour Hana Abou
Zeid qui a redonné vie
à mon œil éteint
derrière un écran gris)
Ce matin, je n'ai
pas mangé.
Sans façon, j'ai
ingurgité
Deux larges tranches
de grand air
Et quelques rasades
de vent.
Pas moyen de faire
autrement,
C'est mon œil
gauche qu'on opère.
J'y vais confiant,
le cœur content.
Sur la table
d'intervention,
Le temps s'écoule,
impitoyable
Parfois trop court,
il semble long
D'une durée
indéclinable,
Inexplicable, c'est
selon.
Ce jour de mars
m'offre un miracle.
Mon cristallin,
durci, opaque
Presque aussi dense
que la pierre
Emietté en éclats
de verre
Fissure un tissu
capsulaire
Dégénéré,
fragilisé,
Cassant comme
feuille d'automne,
Fin papier pelure
d'orange.
Et dans une ambiance
étrange,
Une voix sereine
résonne,
Rassurante,
expérimentée.
Elle me donne
l'impression
Que malgré les
difficultés
Rencontrées en
opération.
Rien de mal ne peut
m'arriver !
Un écran gris
bouchait ma vue.
Maintenant que je ne
l'ai plus,
J'aperçois les
doigts de ma main,
Ma canne blanche et
sa roulette.
Tant pis si je ne
vois pas bien !
Je vois ! La toile
du ciel bleu
La tache sombre des
forêts
Le vert des prés,
le brun des haies.
Merci docteur ! Vous
êtes chouette.
C'est le printemps,
le renouveau,
La foi d'un œil
ressuscité,
Je vous dis :"Grand
bravo ! Chapeau !
Vos doigts de fée
m'ont enchanté.
Antoine
Muller (1 avril 2012)
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