dimanche 11 octobre 2015


Journée du 8 octobre 2015

Vingt sixième étape

Par : Didier, Dominique

Titre : Les 3 taupinières

Après un excellent petit déjeuner à l’hostellerie vinicole qui nous avait hébergés pour la nuit, nous repartons par de petites routes, poursuivis une fois de plus par 5 chiens sortants d’une ferme, nous traversons un paysage de peupleraies et de noisetiers qui nous emmène vers la première « taupinière »  (bosse de 5 KM surgie de nulle part) suivie d’une seconde qui nous laisse peu de répit.

Déjeuner sur le bord de la route à l’entrée d’ALBA où 2 tandems, missionnés pour la recherche d’un point WIFI partent en éclaireurs avec un ordinateur sur le porte bagage. Manque de chance, les tentatives de connections dans des lieux différents se révèlent infructueuses.

Une troisième taupinière se présente très vite à nous suivie de longs faux plats descendants qui permettent à certains de maintenir une moyenne de 42 KMH sur plusieurs KM.

Nous nous dirigeons vers le camping sauvage que la voiture exploratrice nous a déniché près de Casalgrasso, dans un champ de luzerne fauché, près d’une exploitation agricole. Le cultivateur inquiet viendra bien vite aux nouvelles pour ensuite nous donner sa bénédiction.

C’est sous une température assez frisquette que nous entamons l’apéro offert par ROGER pour son anniversaire : Marsala et Lemoncello ; l’ambiance se réchauffe alors rapidement.



Poème du jour :

Fin de semaine

"Les faillites aiment les fins de semaine

et la vie est pleine de dimanches"

(Jean-Paul Dubois)



Un printemps, vieux de six semaines

Fait risette en ce mois de mai,

Colporte plein de turlutaines,

Fleurit les arbres et les prés.

Tout paraît simple. Le soleil luit

Dieu que c'est bon la vie !



Il suffira d'un imprévu

Pour que le toit du ciel s'écroule.

Bientôt les phrases s'abattront

En pluie de mots déjà connue.

Et quand le bagout se déroule

Il distille un malin poison.



Tout à coup le ciel devient gris.

L'hiver est loin d'être fini.

Comment résoudre des problèmes

Quand se brise la porcelaine

D'un cœur qui traîne en long ses peines ?

Est-il dans la boîte à outil

De quoi recoller les débris

Pour affirmer que tout est dit ?



Antoine (11 mai 2012)





le bagout : de l'ancien français bagouler, parler à tort

et à travers.

Familièrement : grande facilité de parler.

turlutaine(s) : ici, propos qui reviennent sans cesse.

la turlutaine (autres sens) : manie, marotte, tic, toquade, travers.
Journée du 8 octobre

Vingt sixième étape

Par : Didier, Dominique

Titre : Les 3 taupinières

Après un excellent petit déjeuner à l’hostellerie vinicole qui nous avait hébergés pour la nuit, nous repartons par de petites routes, poursuivis une fois de plus par 5 chiens sortants d’une ferme, nous traversons un paysage de peupleraies et de noisetiers qui nous emmène vers la première « taupinière »  (bosse de 5 KM surgie de nulle part) suivie d’une seconde qui nous laisse peu de répit.

Déjeuner sur le bord de la route à l’entrée d’ALBA où 2 tandems, missionnés pour la recherche d’un point WIFI partent en éclaireurs avec un ordinateur sur le porte bagage. Manque de chance, les tentatives de connections dans des lieux différents se révèlent infructueuses.

Une troisième taupinière se présente très vite à nous suivie de longs faux plats descendants qui permettent à certains de maintenir une moyenne de 42 KMH sur plusieurs KM.

Nous nous dirigeons vers le camping sauvage que la voiture exploratrice nous a déniché près de Casalgrasso, dans un champ de luzerne fauché, près d’une exploitation agricole. Le cultivateur inquiet viendra bien vite aux nouvelles pour ensuite nous donner sa bénédiction.

C’est sous une température assez frisquette que nous entamons l’apéro offert par ROGER pour son anniversaire : Marsala et Lemoncello ; l’ambiance se réchauffe alors rapidement.

 


Poème du jour :

Fin de semaine

"Les faillites aiment les fins de semaine

et la vie est pleine de dimanches"

(Jean-Paul Dubois)



Un printemps, vieux de six semaines

Fait risette en ce mois de mai,

Colporte plein de turlutaines,

Fleurit les arbres et les prés.

Tout paraît simple. Le soleil luit

Dieu que c'est bon la vie !



Il suffira d'un imprévu

Pour que le toit du ciel s'écroule.

Bientôt les phrases s'abattront

En pluie de mots déjà connue.

Et quand le bagout se déroule

Il distille un malin poison.



Tout à coup le ciel devient gris.

L'hiver est loin d'être fini.

Comment résoudre des problèmes

Quand se brise la porcelaine

D'un cœur qui traîne en long ses peines ?

Est-il dans la boîte à outil

De quoi recoller les débris

Pour affirmer que tout est dit ?



Antoine (11 mai 2012)



le bagout : de l'ancien français bagouler, parler à tort

et à travers.

Familièrement : grande facilité de parler.

turlutaine(s) : ici, propos qui reviennent sans cesse.

la turlutaine (autres sens) : manie, marotte, tic, toquade, travers.

Journée du 8 octobre

Vingt sixième étape

Par : Didier, Dominique

Titre : Les 3 taupinières

Après un excellent petit déjeuner à l’hostellerie vinicole qui nous avait hébergés pour la nuit, nous repartons par de petites routes, poursuivis une fois de plus par 5 chiens sortants d’une ferme, nous traversons un paysage de peupleraies et de noisetiers qui nous emmène vers la première « taupinière »  (bosse de 5 KM surgie de nulle part) suivie d’une seconde qui nous laisse peu de répit.

Déjeuner sur le bord de la route à l’entrée d’ALBA où 2 tandems, missionnés pour la recherche d’un point WIFI partent en éclaireurs avec un ordinateur sur le porte bagage. Manque de chance, les tentatives de connections dans des lieux différents se révèlent infructueuses.

Une troisième taupinière se présente très vite à nous suivie de longs faux plats descendants qui permettent à certains de maintenir une moyenne de 42 KMH sur plusieurs KM.

Nous nous dirigeons vers le camping sauvage que la voiture exploratrice nous a déniché près de Casalgrasso, dans un champ de luzerne fauché, près d’une exploitation agricole. Le cultivateur inquiet viendra bien vite aux nouvelles pour ensuite nous donner sa bénédiction.

C’est sous une température assez frisquette que nous entamons l’apéro offert par ROGER pour son anniversaire : Marsala et Lemoncello ; l’ambiance se réchauffe alors rapidement.

 


Poème du jour :

Fin de semaine

"Les faillites aiment les fins de semaine

et la vie est pleine de dimanches"

(Jean-Paul Dubois)



Un printemps, vieux de six semaines

Fait risette en ce mois de mai,

Colporte plein de turlutaines,

Fleurit les arbres et les prés.

Tout paraît simple. Le soleil luit

Dieu que c'est bon la vie !



Il suffira d'un imprévu

Pour que le toit du ciel s'écroule.

Bientôt les phrases s'abattront

En pluie de mots déjà connue.

Et quand le bagout se déroule

Il distille un malin poison.



Tout à coup le ciel devient gris.

L'hiver est loin d'être fini.

Comment résoudre des problèmes

Quand se brise la porcelaine

D'un cœur qui traîne en long ses peines ?

Est-il dans la boîte à outil

De quoi recoller les débris

Pour affirmer que tout est dit ?



Antoine (11 mai 2012)



le bagout : de l'ancien français bagouler, parler à tort

et à travers.

Familièrement : grande facilité de parler.

turlutaine(s) : ici, propos qui reviennent sans cesse.

la turlutaine (autres sens) : manie, marotte, tic, toquade, travers.
Journée du 7 Octobre 2015-10-10

Par Chantal, Martine, Antoine, René et Patrick

A la poursuite du temps.

Nous sommes toujours à poursuivre le temps qu’on ne rattrape jamais. C’est une course contre la montre.

  • Dans les cotes on se dépêche pour éviter de perdre du temps.
  • Sur les replats on avance pour gagner du temps.
  • En descente, on freine un peu pour éviter de perdre du temps sur un incident.

Et pourtant, on est constamment à la recherche du temps perdu. Mais où donc est passé tout se temps ?

En cherchant bien, on peut trouver des explications

  • Des hauteurs de selles à régler en fonction du pilote ou du co-pilote du tandem, ça change souvent
  • Des plaquettes de freins à changer en fonction de l’usure
  • Un bidon oublié à remplir
  • Une paire de pédales à changer en fonction des chaussures portées
  • Des arrêts plus ou moins fréquents pour vérifier que l’itinéraire empreinté est le bon.

Pas question d’ajouter une dizaine de kilomètres de plus ! les étapes sont déjà longues.

  • Les arrêts pour les besoins urgents
  • Les arrêts photos
  • Les arrêts sans motifs précis
  • Et tant d’autres occasions qu’ils seraient trop long d’expliquer.









Le mercredi commence bien. Les pédaleurs avancent sur la route. Descente, plat, faux plat, descente. Mais après les ruelles en labyrinthe d’un petit village, passage sur un petit de pierre, près d’un gué. La grimpée qui s’enchaine est rude de chez rude. La pente de 18 % avant de s’assagir pour suivre le cour idyllique d’une petite rivière. Ca ne dure pas. Les montées s’enchainent aussi exigeantes les unes que les autres entre les châtaigniers. Et ça n’en fini pas. Paysages superbes de vallées et de villages élevés avec leur église et leur campanile. Les bosses s’égrainent : synclinal et anticlinal.















 

Exceptionnellement aujourd’hui le peloton n’a pas de retard ! super !

Petite surprise à l’arrivée il n’y a plus de camping depuis deux ans. On pouvait attendre longtemps la confirmation de réservation et pour cause.

Pas de soucis ! nous trouvons un hébergement dans un agrocamping à moins de trois kilomètres. Le cadre est somptueux au milieu des vignes. Les chambres font bourgeois campagnards.. Et plaisir inattendu : dormir dans un bon lit. Bonne nuit !

 
 
 

 
 
 

 

 
 
 

 

 

 

 
 
 

 
 
 

 

 

 


Poème du jour :

Nuit blanche

(Pour toi qui ne dors pas)



La nuit n'a pas donné

Le repos espéré,

Et quand vient l'aube blême

Pour avaler la lune

Les étoiles s'éteignent

Dans le ciel, une à une.


Comme une grande vouge

Un rond de soleil rouge

Sorti de sa tanière,

D'un antre de la terre,

Découpe les nuées

Encore toutes joufflues

Tout de talc saupoudrées,

Qui bientôt se diluent.



S'il pouvait "simplement"

En devenir de même

Pour les nombreux problèmes

Qui perturbent l'esprit,

Combattent le sommeil

En distillant leur fiel

Pendant de longues nuits

Où l'on attend l'éclat

D'un jour qui ne vient pas,

Dieu ! quel apaisement.



Antoine (11 avril 2012)



Une vouge est une arme faite d'une lame tranchante et symétrique, emmanchée au bout d'une longue hampe.

C'est également un croissant (une serpe) pour émonder les arbres.


vendredi 9 octobre 2015

Journée du 6 octobre

Vingt quatrième étape

Par : Didier, Dominique

Titre : Arrivée de nuit

Réveil et petit déjeuner sous la pluie abrités sous les banes d’un magasin ;

  
 pluie qui nous accompagnera jusqu’à midi.

La matinée sera surtout occupée par la sévère montée au  paso di Bracco qui culmine à 615 m après une dizaine de KM d’efforts. Nous ne nous attardons pas au sommet en raison de la pluie et du vent et entamons illico presto la descente vers la mer que nous longerons en début d’après midi.


    une curiosité rencontré sur notre route ce jour là
 



Pique nique à l’abri du auvent d’un supermarché

avant la longue remontée vers de petites montagnes. Le temps passe et la nuit tombée chaque tandem doit allumer ses feux de position pour continuer sur cette petite route quasiment déserte

Le camion devra venir récupérer les tandems en haut du col pour les 10 derniers KM jusqu’au petit hôtel de Montoggio, accueillis par de sympathiques aubergistes qui vont nous concocter un succulent repas vers 22H.

 

 

 

 

 

 

 

 

Poème du jour :

(pour Hana Abou Zeid qui a redonné vie

à mon œil éteint derrière un écran gris)


Ce matin, je n'ai pas mangé.

Sans façon, j'ai ingurgité

Deux larges tranches de grand air

Et quelques rasades de vent.

Pas moyen de faire autrement,

C'est mon œil gauche qu'on opère.

J'y vais confiant, le cœur content.

Sur la table d'intervention,

Le temps s'écoule, impitoyable

Parfois trop court, il semble long

D'une durée indéclinable,

Inexplicable, c'est selon.


Ce jour de mars m'offre un miracle.

Mon cristallin, durci, opaque

Presque aussi dense que la pierre

Emietté en éclats de verre

Fissure un tissu capsulaire

Dégénéré, fragilisé,

Cassant comme feuille d'automne,

Fin papier pelure d'orange.

Et dans une ambiance étrange,

Une voix sereine résonne,

Rassurante, expérimentée.

Elle me donne l'impression

Que malgré les difficultés

Rencontrées en opération.

Rien de mal ne peut m'arriver !


Un écran gris bouchait ma vue.

Maintenant que je ne l'ai plus,

J'aperçois les doigts de ma main,

Ma canne blanche et sa roulette.

Tant pis si je ne vois pas bien !

Je vois ! La toile du ciel bleu

La tache sombre des forêts

Le vert des prés, le brun des haies.

Merci docteur ! Vous êtes chouette.

C'est le printemps, le renouveau,

La foi d'un œil ressuscité,

Je vous dis :"Grand bravo ! Chapeau !

Vos doigts de fée m'ont enchanté.


Antoine Muller (1 avril 2012)